Duo Dix Vagues

Par le trou de la serrure
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Le duo « Dix Vagues » se présente à vous :

C — Clémentine Decouture, soprano déjantée tout terrain.
N — Nicolas Chevereau, pianiste, compositeur, qui suit sa soprano divaguante.

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Ils ont accepté de se prêter au questionnaire du Trou :

« Rentrer dans le Trou » : Vos impressions sur Le Trou ?
N — C’est un lieu très cosy, j’aime… J’aime les lampes. L’ambiance et l’acceuil sont charmants.
C — C’est la deuxième fois que je viens, et je reviendrai.

« Agrandir son trou » : Quelle est votre activité du moment ?
C — Nous avons une représentation demain le samedi 8 novembre au Cellier de Clairvaux sur le thème de l’enfance pour une association Dijonnaise qui défend les droits des enfants malades. Nous chanterons pour eux, et pour toute personne qui voudrait se joindre à nous.

« Se réfugier dans un trou » : Un lieu où vous aimeriez jouer ?
N — Au théatre du Châtelet , je le trouve très beau, et la programmation est très intéresssante.
C — Moi ?
N —T’as déjà chanté au Châtelet, toi ?
C — Oui, j’ai déjà chanté au Châtelet (rires)… Non, sur la tour Eiffel, mais après j’ai le vertige, sur le plancher vitré du premier étage.

« Faire son trou » : Comment voyez-vous votre carrière ?
C — Avec du public toujours au rendez-vous, ad vitam eternam, avec toujours cette envie de partager avec les gens. C’est là le plus important !
N — Elargir son public au maximum, quelle que soit leur culture, ou leur religion…
C — Et leur porte monnaie… !

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« Un trou spatio temporel » : Comment vous-vous voyez dans dix ans ?
C — C’est difficile…
N — Il se passe tellement de choses.
C — Peut être que nous serons au Trou ?

« N’avoir pas les yeux ou les oreilles en face des trous » : Le dernier film que vous avez vu, ou le dernier CD que vous avez écouté ?
N — Une très belle exposition : « Nuit »,  au muséum national d’histoire naturelle, je n’y suis pas allé personnelement mais j’ai vu un reportage, cela m’a semblé magnifique. Et concert : il faut aller voir les comédies musicales au théatre du Châtelet.
C — Ah oui ! Il va y avoir « un Américain à Paris »

« Trou de gruyère » : Votre plat préféré ?
C — Le chocolat !
N — La soupe à l’oignon…

« Boire comme un trou » : Votre boisson préférée ?
N — Le Champagne !
C — C’est royal (rires).

« Habiter dans un trou » : Si vous étiez perdu sur une île déserte qu’emportez-vous ?
N — Tout Mozart !
C — Tout Mozart tu choisis ? Moi, des bonbons !

« Trou noir » : si vous étiez Miss Monde, que changeriez vous sur cette planète ?
C — Plus de joie, de simplicité, ça existe, mais peut être pas dans les grandes villes…
N — Posez vos armes !
C — oui, faites l’amour pas la guerre !

Le mot de la fin ?
N — Divaguons au pays de la joie et de la beauté

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Trou de vers :

Dix Vagues, vont, viennent, s’en vont et me portent à la divagation. Perdons pied, laissons là, léger, la rudesse de la réalité. Soprano et piano s’acoquinent en folie. Satie, ce cabot, ce pénitent, compose un air qui amuse. La statue de bronze, en prélude à l’ivoire et l’ébène : son ennui est d’un bonheur exquis. Tonelle, glycine et farniente, à Garde, allongé mollement sur des méridiennes, reposant au fossé du soleil… Quoi, vous n’y voyez pas de sens, vous vous égarez entre les couloirs que forment les phrases, vous en perdez le commun ? Souhaitez-vous réellement que je file droit au bord du lac de ma Constance ?

Peu de mots servent à décrire cet enchantement qui ricoche en rigoles et en rires. C’est un perlimpinpin de chansons entraînantes qui finissent en collision de joies et de jeux. Sacré coco ce Poulenc en goguette. Ses accords sont placardés aux kiosques des arrondissements parisiens.

Les pièces sont courtes : belles chansons et bel allant. Les notes architecturent une robe de soie tissée de croches en brocard, cousu de perles de pluies : scintillement à la lune vibrante, voix et coeur à découvert. Souvenir déchaînant en l’endroit où se terrent les confidences amoureuses, les joyaux privés. Desespoir avant le futur fantasmé d’une romance que l’on nous laisse à dévorer. Passez, enfants… Gribouillez-vous un peu le dedans de bleus et de bosses… Avant de finir à la majorité par vous aimer à vous en ébouriffer les sens.

Laissons les amants vivre l’adieu au pied des monts d’Aphrodite. Fermons les yeux, là ; un sourire et l’affaire est bien faite.

Texte de Benoit Marie Lecoin
Blog de l’auteur : benoitmarielecoin.tumblr.com

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