Les Triplettes de l’Opérette

Par le trou de la serrure
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Les Triplettes se présentent à vous:

Nous sommes un trio vocal déjanté, 6 cordes vocales et un piano à bretelle. Avec un répertoire très varié : opéra-comique, opérette, chanson française, music-hall… Notre particularité ? Des jeunes compositeurs et auteurs nous composent des arrangements.

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Elles ont accepté de se prêter au questionnaire du Trou :

« Rentrer dans le Trou » : Vos impressions sur Le Trou ?
Génial, c’est un endroit très cosy, cocooning. Belles matières, bois, métaux, pierres, bouteilles de vins… On se sent bien en ce lieu, il fait penser à une cave médiévale comme on peut en trouver à Paris…

« Agrandir son trou » : Quelle est votre activité du moment ?
On chante au Trou ! (rires). Nous avons créé un nouveau spectacle : les Triplettes à Panam, c’est une sorte de visite guidée ponctuée de rencontres avec des personnages atypiques.

« Aligner des trous » : Reviendrez-vous au Trou ?
Demain (rires), non, plus sérieusement nous reviendrons le 7 novembre pour interpréter des chansons à texte, accompagnées d’un accordéon.

« Se réfugier dans un trou » : Un lieu où vous aimeriez jouer ?
Dans une piscine (rires), non dans la salle de spectacle de la tour Eiffel !

« Faire son trou » : Comment voyez-vous votre carrière ?
Grande et longue (dans le Trou) …

« Un trou spatio temporel » : Comment vous-vous voyez dans dix ans ?
Toujours belles, sans lifting. C’est dur comme question, je n’en ai aucune idée. Nous ne nous projetons pas si loin. Nous voudrions toujours faire des concerts, à Paris, New York, un peu comme Édith Piaf…

« N’avoir pas les yeux ou les oreilles en face des trous » : Le dernier film que vous avez vu, ou le dernier CD que vous avez écouté ?
Une très belle exposition : Paris en 1900. Je suis allé voir le film Maléfique (Je prépare actuellement un spectacle sur les sorcières et les fées, ça m’a beaucoup inspiré). J’ai vu le Parrain 2. Moi, le Gougeon folichon (un spectacle cabaret tirant sur le transformisme).

« Trou de gruyère » : Votre plat préféré ?
Le Tiramisu. La Praluline (une brioche à la praline) de la rue Rambuteau : on peut trouver  cette spécialité de Roanne dans le 4e arrondissement, chez monsieur Pralus.

 « Boire comme un trou » : Votre boisson préférée ?
Prenez un vin de la carte ! (rires). On doit donner le nom d’un vin de Bourgogne ? Allez, le champagne, un Deutz rosé…

 « Habiter dans un trou » : Si vous étiez perdues sur une île déserte, qu’emportez-vous ?
Un piano, l’intégrale de la musique de Ravel. Non, c’est un choix personnel, il faut un choix Triplettes : un goûter, salé ou sucré, oui, un kit de sucreries, des gâteaux, un saucisson.

 « Trou noir » : si vous étiez Miss Monde, que changeriez vous sur cette planète?
L’idée qu’ont les gens des artistes, apporter de la bonne humeur aux autres. Moi, je changerai de vie, Miss Monde c’est super chiant. Oui, la joie de vivre, le plaisir de chanter…

Le mot de la fin ?
Compotine, ou, on vous emmerde avec humour (ça, c’est une phrase, c’est pas un mot) Oui, donc Compotine…

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Trou de vers :

Ça stuque ! Toute phrase est magnifiée, délicatement accordée au piano. Les applaudissements ne sont pas en défaut, ils ne se trompent pas. C’est Paris, Milord ! C’est Panam, Madame ! Un appartement de la capitale, en cœur de ville, les candélabres s’éclairent, flammes vacillantes. Alangui, on se laisse frôler par leurs voix. Les Triplettes portent des nœuds de soie noire, ils sont coordonnées à leur robe, on pourrait divaguer : ce sont des papillons qui volletent dans l’air de leurs potins : mondanités de salons, de rues ou de ruelles. La gestuelle sert l’interprétation, c’est théâtral, c’est l’opérette. Ça cancanne comme des aigrettes qui s’ébroueraient, c’est un peu dur parfois sans devenir méchant, cela reste dans le jeu des caricatures, croqué par ces faiseuses de croquis. C’est d’une autre époque : humour enchanteur, féminité tissée de dentelles et de camets, baise-main et marchepied de fiacre… Le pianiste, complice, dirige ses oiselles de paradis tout en douceur. Les chansons ? On les picore comme si l’on s’égarait dans la gourmandise ; de luisantes sucreries, enrobées de papiers brillants disposés dans une boite à friandises. Heureux crépuscule ! Au-dehors, le jour s’éteint à peine, et l’on voudrait que le récital ne connaisse pas de fin…

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Les Triplettes de l’Opérette

 

Texte de Benoit Marie Lecoin
Blog de l’auteur : benoitmarielecoin.tumblr.com
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