Pradel Quartet

Par le trou de la serrure

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Ils disent d’eux :

Le Pradel Quartet est un groupe de jazz/latin créé en 2012.

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Le leader du groupe, Quentin PRADEL, 26 ans, pianiste et compositeur, obtient un prix de musique classique au conservatoire de musique de Rennes. Il rejoint ensuite le conservatoire de Dijon où il suit actuellement les cours de Vincent MARTIN en piano jazz.
Olivier BOUTEILLE à la clarinette, 20 ans, découvre le jazz et les musiques improvisées grâce au stage « jazz en herbe ». Il se perfectionne au CRR  de Dijon avec Jean François MICHEL, tout en suivant une formation de musique classique.
Corentin DECOUTURE, contrebassiste, décroche un CEM de musique classique au sein du CRR de Dijon. Il opte ensuite pour la basse électrique qu’il jouera dans différentes formations de rock. Il reprendra ensuite la contrebasse jazz au conservatoire de Dijon, avec Benoit LALLEMENT.
Le Pradel Quartet est né d’une rencontre inopinée au sein du CRR de Dijon où, après quelques standards joués ensemble, ces trois musiciens ont eu l’idée de mettre en commun leur amour de la musique. « Nous avons exploré les différents horizons du jazz pendant deux ans pour enfin  nous orienter vers des influences plus latines comme la bossa nova ou encore la musique cubaine. »
Partant de cette envie, Quentin Pradel a commencé à composer en s’inspirant d’une large palette de styles, telles les musiques latines et orientales.

Ils ont accepté de se prêter au questionnaire du Trou :

« Rentrer dans le Trou » : Vos impressions sur Le Trou ?
C’est un endroit magnifique, spacieux, rustique, mais dans le bon sens du mot, on a l’impression de se sentir chez soi… Oui, c’est magnifique sans être tapageur, on respire… C’est vraiment un endroit chaleureux.

« Agrandir son trou » : Quelle est votre activité du moment ?
C’est assez simple : Musique, musique, musique. Les études aussi, oui, musique et études, mes études de Biologie…

« Aligner des trous » : Reviendrez-vous au Trou ?
Oui, plus d’une fois !

« Se réfugier dans un trou » : Un lieu où vous aimeriez jouer ?
Jouer à l’hôtel de la Cloche (rires), à Jazz à Vienne, ou sinon… Jouer dans un pays éxotique, à même la rue.

« Faire son trou » : Comment voyez-vous votre carrière ?
Pas en un plan de carrière, juste faire de la musique avec en plus une notion d’aventure, voyager : la musique est universelle.

« Un trou spatio temporel » : Comment vous-vous voyez dans dix ans ?
Je jouerai moins mal (rires)… Je jouerai de la clarinette soprane… Je serai plus installé.

« N’avoir pas les yeux ou les oreilles en face des trous » : Le dernier film que vous avez vu, ou le dernier CD que vous avez écouté ?
12 years a slave (mémorable), Le loup de Wall street, un Cd de Chris Potter…

« Trou de gruyère » : Votre plat préféré ?
Ce serait un magret de canard, un tiramisu… Une bonne carbonara, ou une tarte aux poireaux maison…

« Boire comme un trou » : Votre boisson préférée ?
Gin (tonic), Mojito, Tequila… Non, un souvenir sublime avec un vin, c’était un vin d’ardêche… Un Viré Clessé, un Saint Veran…

« Habiter dans un trou » : Si vous étiez perdu sur une île déserte qu’emportez-vous ?
De l’eau !… Ma contrebasse… Non, une lampe avec un génie…. Un lecteur MP3… Un piano avec une clef d’accordage (mais là je triche un peu).

« Trou noir » : si vous étiez Miss Monde, que changeriez vous sur cette planète?
J’ouvrirai des Mc Do en afrique… J’enverrai des tickets restaurant aux africains… Je choisirai que les administration remplisse leur vrai rôle.

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Trou de vers :

Concentration… Olivier Bouteille, de sa clarinette, lance le Quartet. Le bassiste Corentin Decouture a la main lovée sur son instrument, il débute, suivi par Quentin Pradel et Elijah Lavoignat. Tout s’anime, résonne, c’est la positive attitude qui s’empare soudainement du Trou.
Avant ? Au moment de la pause, après un tour de chauffe, c’était un entretien détendu, nous conversions comme si nous nous connaissions de longue date, les éclats de rires enjolivaient l’instant. Une plancha : croquer dans un saucisson goûtu, tremper ses lèvres dans un verre de vin cristallin…
Mon pied ne peut que battre la mesure, mon esprit se perd dans les notes de tête. Il y a du sérieux dans la pratique, le jeu, lui, est engagé, engageant, passionné ; c’est une transe dans la mesure, un swing qui se muera peut être en des sonorités plus latines. La batterie de Elijah Lavoignat se fait caressante. Le piano de Quentin Pradel est un peu plus rebondi. Jean François me souffle à l’oreille qu’à une table plus loin, cinq personnes sont venues au Trou pour fêter un anniversaire. La baguette du batteur frôle l’une des cymbales, peu avant le silence, la reprise saccadée d’une Nova Bossa, un morceau chantilly charmant, acidulé comme un Mojito on the beach.
Tout le fouillis des réponses au questionnaire a laissé place à une nonchalance feinte d’un morceau savamment maîtrisé.

Le Pradelquartet

Texte de Benoit Marie Lecoin
Blog de l’auteur : benoitmarielecoin.tumblr.com
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