Tino Dela Luce

Par le trou de la serrure
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Tino Della Luce et Marco se présentent à vous :

Moi je me nomme Santino Armégnio, et je me fais appeler Tino Della Luce. Et moi, je suis Marco un ami de Santino, je l’aide à faire jouer sa musique, je trouve qu’elle en vaut la peine.

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Tino Della Luce et son acolyte Marco ont accepté de se prêter au questionnaire du Trou :

« Rentrer dans le Trou » : Vos impressions sur Le Trou ?
C’est singulier, nous n’avons pas l’habitude de jouer dans ce genre d’endroit. Nous sommes davantage habitués à nous produire dans des bars, des restaurants… Les caves, c’est moins fréquent, c’est plus rare.

« Agrandir son trou » : Quelle est votre activité du moment ?
Cela ne se voit pas ? (rires !). Nous sommes au Trou pour deux concerts, le premier était hier, cela c’est bien passé, c’était surprenant. Nous avons passé un bon moment…

« Aligner des trous » : Reviendrez-vous au Trou ?
Oui ! On s’y plait, on s’y fait, on commence à connaître. J’aime bien le projet. Je ne sais pas où veut aller l’équipe, mais Il semble qu’elle veut créer quelque chose.

« Se réfugier dans un trou » : Un lieu où vous aimeriez jouer ?
Tu sais, les lieux… Peu importe les lieux, c’est ce qu’il s’y passe qui compte vraiment. Enfin, peu importe… Bien sûr, il y a des lieux qui semblent plus attrayants, ou plus faciles à conquérir. Dans l’absolu, c’est ce qu’il s’y passe qui fait la différence, le lieu est un catalyseur.

« Faire son trou » : Comment voyez-vous votre carrière ?
— Pas comme une carrière… Santino ? — Oui, je ne sais pas, une carrière ? Cela fait un peu plus de trente ans que je joue de la musique, j’envisage de ne pas aller très loin, je veux faire des petits concerts pour m’amuser : comme ce soir…

« Un trou spatio temporel » : Comment vous-vous voyez dans dix ans ?
— Je ne sais pas si je serai encore vivant, j’ai 53 ans, je peux mourir demain, je ne veux pas me projeter. Dans deux ans à la limite… Avec Marco, nous commençons à bien nous entendre musicalement. Il connait bien les morceaux. Alors je ne sais pas, on aura l’occasion de rejouer ensemble… Ça fait quelques années que nous produisons. Nous nous retrouvons sur des concerts ponctuels. Marco n’a finalement jamais vraiment appris mes morceaux. Il les a écoutés.
— Oui, je les ai dans la tête (ta da da da doum…) j’ai appris cette phrase, c’est la seule que je connaisse.

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« N’avoir pas les yeux ou les oreilles en face des trous » : Le dernier film que vous avez vu, ou le dernier CD que vous avez écouté ?
Pas un film, pas un CD, pas de conseil précis. Ou alors un bouquin, j’ai bien aimé « Le Baron Perché » d’Italo Calvino.

« Trou de gruyère » : Votre plat préféré ?
La pizza ! Il ne faut pas oublier que Santino est d’origine sicilienne. Les pizzas traditionnelles : jambon, champignons, Mozarella… Et les piments rouges. C’est aussi le titre d’une de nos chansons. Mais nous ne l’avons pas joué hier, on va la jouer ce soir. Marco, lui, aime bien les choses en fonction des moments et c’est pareil pour le vin.

 « Boire comme un trou » : Votre boisson préférée ?
Les vins s’accordent en fonction des plats, du moment, des circonstances…

 « Habiter dans un trou » : Si vous étiez perdu sur une île déserte qu’emporteriez-vous ?
Un piano parce que c’est large, ça permet de composer plus aisément.

 « Trou noir » : si vous étiez Miss Monde, que changeriez vous sur cette planète?
— Le mal, je supprime le mal ! — Et moi, j’essaierai de changer les mécanismes de pensée des gens, j’essaierai de faire quelque chose comme ça.

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Trou de vers :

Plongée dans le Cosmos : une histoire d’amitié, de fidélité sincère. Qui peut encore croire que les étoiles ne se trouvent qu’au ciel ? De même que les fleurs, elles s’épanouissent, fleurissent là où le vent les sème… Une valse de notes, pincées, grattées, suivie d’une basse en escorte. C’est accepter de se laisser embarquer dans une farandole de sentiments. Ils se donnent à la musique sans autres lauriers que celui d’être enveloppés de bonté dans une sorte de bulle d’où jaillissent des traits de lumière, à l’instant des applaudissements. Des accords ? Pas d’accord ! Sonorités se jouant de la relativité : perles de rosée, un collier trois rangs façonnés par un Moujik dans les froids mois d’hiver, avec pour seule vue, de sa fenêtre, l’empire de la neige et ce soleil rouge feu. Attention ! Une Harmonique ? L’harmonie est douce, heureuse, pas de pudeur, on s’offre dans la nudité de compositions intimistes ou plus sonnantes. On méjuge souvent, on se fourvoie toujours ! Sur des ailes duveteuses, semblable à l’écume des vagues, on s’éloigne de la côte, pour finir par se confronter à l’infini…

Texte de Benoit Marie Lecoin
Blog de l’auteur
 : benoitmarielecoin.tumblr.com

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